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La revue 180°C, des recettes et des hommes | Heureux comme un Prince
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La revue 180°C, des recettes et des hommes

180°C , revue hédoniste

Voir tous les produits 180°C & 12,5°, les revues hédonistes

A partir de 19,90 

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La revue 180°C, des recettes et des hommes n°12 est sortie pour fêter le printemps ! A son habitude, votre revue culture-food est garantie sans lobbying et sans pesticide !

Dans ce n°, 192 pages truffées de reportages, recettes de saison, billets de bonne et mauvaise humeur… À dévorer sans attendre !

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Edito La revue 180°C, des recettes et des hommes n°12

Moins mais mieux.

En France, dans les années 1970, nombreux
étaient ceux qui prédisaient que, en l’an 2000, nous nous
nourririons de gélules et de poudres et que les plaisirs
du produit, de la table et du goût auraient disparu.
Ces prédictions se sont avérées, fort heureusement,
totalement fausses. Entre ces deux périodes, le chaos avec
l’arrivée en masse dans les foyers de nouveaux appareils électroménagers puis
des premiers produits prêts à l’emploi et des surgelés. Nous surconsommons
sans trop nous poser de questions sur l’état de la planète, ses ressources et,
surtout, sans penser à demain. Quant au bio, il ne représente pas grand-chose.
Il faut même attendre 1985 pour que l’agriculture alternative « n’utilisant
pas de produits chimiques, ni de pesticides de synthèse » soit officiellement
baptisée « agriculture biologique ».

En 2018, nous sommes de plus en plus nombreux à être devenus raisonnables,
on trie, on réduit les déchets, on privilégie les produits bio, les circuits courts,
on composte, on apprend à décrypter les étiquettes des produits manufacturés,
on éduque et parfois on boycotte ou on essaie de se faire entendre auprès
des mastodontes de l’industrie alimentaire pour leur montrer qu’ils ne
peuvent plus faire ce qu’ils veulent sur notre dos et à notre porte-monnaie.
Seulement, nous allons devoir, une fois encore, changer nos habitudes et
consommer différemment… moins mais mieux. Moins de viande, moins
de produits manufacturés, moins de conservateurs, moins de produits
phytosanitaires, moins de denrées avec des bilans carbone catastrophiques,
mais plus de légumineuses, plus de produits naturels, locaux et de saison,
plus d’alimentation écoresponsable et plus de bio.

Cet objectif du « moins mais mieux » n’est pas l’apanage d’une jeune
génération. Bien avant elle, de nombreux producteurs, vignerons, agriculteurs,
chefs ont été des pionniers. Le BSP (bon sens paysan) leur a dicté comment
produire moins mais mieux en respectant la terre qui les accueille. C’est le cas
du presque retraité Gérard Legruel dans le Cotentin qui après avoir baigné
dans le productivisme a changé de philosophie : pour ses agneaux de pré salé,
pas de cahier des charges, pas de granulés industriels, pas d’antibiotiques mais
de l’herbe et des pointes de salicorne. C’est aussi le cas des Dupont, dans le
Cantal, Dominique la bouchère, son frère, Bernard, l’acheteur de bovins et
Chantal, leur soeur, la productrice de fromage. Pour eux, il n’y a que l’herbe
et le foin qui comptent. Quant à notre homme de goût, le chef Guillaume
Monjuré, il a quitté la ville pour la montagne. Sur ce nouveau terrain de jeu,
il a décidé de travailler essentiellement les produits locaux. Trois rencontres
qui s’ajoutent à celles des onze numéros précédents et rappellent qu’ils sont
nombreux à s’engager pour que nous mangions « moins mais mieux ».