Accueil > E-shop > Coin lecture > Tout pour lire > La revue 180°C, des recettes et des hommes
La revue 180°C, des recettes et des hommes Heureux comme un Prince
La revue 180°C, des recettes et des hommes Heureux comme un Prince

La revue 180°C, des recettes et des hommes

180°C , revue hédoniste

Voir tous les produits 180°C & 12,5°, les revues hédonistes

A partir de 19,90 

Effacer

La revue 180°C, des recettes et des hommes n°13 est sortie pour fêter l’été ! A son habitude, votre revue culture-food est garantie sans lobbying et sans pesticide !

Dans ce n°, 192 pages truffées de reportages, recettes de saison, billets de bonne et mauvaise humeur… À dévorer sans attendre !

  • Expédition en 24/48h
  • Livraison gratuite à partir de 79 €
  • Retour gratuit sous 14 jours
  • Retrait gratuit à la boutique de Lyon
  • Paiement sécurisé

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Seulement les clients connectés ayant acheté ce produit peuvent laisser un avis.

Edito La revue 180°C, des recettes et des hommes

« PAYÉS POUR SIÉGER »

Le 9 juillet dernier, au micro de Sud Radio, le sénateur RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) Didier Guillaume rappelait à propos des parlementaires qui souhaitaient boycotter le Congrès de Versailles réunit par Emmanuel Macron que « lorsqu’on est parlementaire, on est payé pour faire son travail, pour siéger, pour délibérer et assister aux réunions officielles ».

Nous aurions adoré que ce sénateur tienne ces propos avant le vote du 28 mai 2018 à l’Assemblée nationale sur l’interdiction du glyphosate sur le territoire français d’ici à 2021, comme l’avait souhaité le président de la République. Malheureusement, ce jour-là, ou plutôt dans la nuit du 28 au 29 mai 2018, les députés n’étaient que 85 à siéger dans l’hémicycle. 85 sur 577 soit un taux de présence de 14,73 %. Si ces députés avaient voté à la majorité l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate, personne n’aurait rien trouvé à redire sur cet absentéisme colossal. Seulement voilà, sur les 85 présents, 63 ont voté contre, dont certains députés qui, quelques semaines auparavant, avaient dans une tribune au Monde réclamé son interdiction. Les municipalités n’ont plus le droit de l’utiliser depuis le 1er janvier 2018, les particuliers ne pourront plus l’acheter à partir de 2019. En revanche, les agriculteurs en conventionnel pourront continuer, encore quelques années, à balancer du glyphosate sur tout ce qui leur passe sous la main, notamment les cinq fruits et légumes que l’on nous conseille vivement de consommer chaque jour.

Il y a donc dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, 63 députés, censés nous représenter, qui n’ont pas entendu la rue, qui n’ont pas compris que la société avait changé et que les consommateurs plébiscitaient le bio, les circuits courts et l’envie de manger sain et responsable. En revanche, quand il s’agit de répondre aux sirènes des médias, de montrer son visage face caméra, de flatter son ego pour un projet d’amendement « chocolatine », il y a du monde.

Porté par une dizaine de députés, ce texte, qui a fait le buzz, visait à « valoriser l’usage courant d’une appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire » ou l’art et la manière de relancer le duel entre pain au chocolat, au nord, et chocolatine, au sud.

De quoi avoir envie d’ajouter aux propos du sénateur Didier Guillaume que lorsqu’on est parlementaire, on est certes payé pour faire son travail, pour siéger, pour délibérer et assister aux réunions officielles, mais aussi pour être sérieux. Mesdames et Messieurs les députés, l’interdiction du glyphosate, c’est crucial, le débat sur la chocolatine, beaucoup moins !

Philippe Toinard, rédacteur chef de 180°C.